Friday, March 27, 2009

March 27th – Saturday, 10:20 pm

Aujourd'hui a été une journée moyenne. Ni vraiment bonne, ni franchement mauvaise, petit triomphe de l'apathie (une fois de plus ? oui, si on veut).

J'ai pas retourné grand-chose, je me suis levé tard et j'ai encore besoin de sommeil. J'ai vainement tenté de bosser cet après-midi, de lire des polycop' d'espace européen. Problème : leur forte teneur soporifique assure un endormissement presque immédiat. Aussi efficace que le Lexomil et plus sain. En attendant, j’ai rien glandé.

Globalement, le moral a été bof-bof-soso. Alors, ce soir, j'écris. Enfin, je me force à écrire, c'est loin d'être un automatisme ; je me dis simplement que, avec un peu de chance et un bon retour, je trouverai de l'envie sur la route. C'est ce qui m'a manqué le plus aujourd'hui, l'envie. Quand j'ai pas d'envie, je deviens passif, je prends les choses en pleine figure et c'est pas bon.

La journée n'a pas été que terne, cela dit. Je me suis amusé à chanter du Johnny Cash en début d'aprèm : Sunday morning comin' down, I got stripes, Give my love to Rose, Busted etc., j'ai retrouvé des marques, je me suis fait plaisir - important par les temps qui courent. Et puis, je suis allé sur Deezer, écouter pour la vingt-millième fois La nuit je mens de Bashung, en live à Arras. J'ai essayé de l'enregistrer mais ça arrêtait pas de planter, sûrement un problème de mémoire vive. À voir demain.

Ce soir, j'ai parlé sur MSN aussi. Ça a fait du bien et empêché un temps ce réflexe de repli sur soi. Mais encore une fois, il a fallu forcer les choses. Certains bouquins – dont ceux de mon psychiatre préféré Totophe André – recommandent de se considérer soi-même comme son meilleur ami, aussi bien dans les périodes de blues que par temps clair. “Qu'est-ce que vous conseilleriez à un ami qui n'a pas la pêche ?” Dans mon cas, ce serait écouter des répliques de Bob ou Al - par exemple, la scène de l'interrogatoire dans Insomnia. Ou bien écrire des dialogues. Ou encore mater un épisode de Friends. Dans tous les cas, retourner aux bases histoire de relancer la machine et remettre le moteur en marche ; trouver une motivation, quelque chose qui pousse. Et puis considérer ces baisses de régime comme des problèmes plutôt que des anomalies. Pour l'instant, c'est pas le cas. Alors, problème ou anomalie ?

Bon, je relis mon truc, là, et je peux pas le nier, le ton est plutôt grave, on déborde presque sur le ramplanplan. Mais, mine de rien, je me suis un peu amusé à écrire ça. Alors, lecteur, c'est le moment de sortir ton indulgence.

Demain matin, c'est le premier grand-prix de la saison de F1, en Australie. La course reprend ses droits, va falloir être attentif, au pire se raccrocher à ça. Je vais aussi bosser un peu (quand même) : tordre des câbles, dresser des chiens... certains comprendront !



Sources (on se refait plus...) :
http://www.vulgaris-medical.com/medicaments/lexomil-543.html
http://www.deezer.com/track/la-nuit-je-mens-live-arras-T1149073
http://www.deezer.com/track/833737
http://www.deezer.com/track/833736
http://www.deezer.com/track/858899
http://www.deezer.com/track/833723
http://www.amazon.fr/Imparfaits-libres-heureux-Pratiques-lestime/dp/2738122299/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1238279505&sr=8-1

Saturday, December 27, 2008

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Mon petit blog, bonsoir. Merci, toi aussi.

La journée s'achève : elle fut bonne. L'on est allés, moi et ma génitrice, que j'appelle affectueusement Maman depuis l'âge de deux jours - j'étais avant tout un garçon précoce - à Bar-sur-Aube, où l'on a fait quelques commissions (l’on a été propres, rassure-toi) : Aldi, Leclerc, Lidl et autres supermarchés très courus du chef-lieu d'arrondissement de l'Aube ont égayé notre après-midi. Les rayons que nous avons arpentés le cœur gai et léger - à dire vrai plus léger que gai, les commissions étant stockées plus bas - étaient, pour ainsi dire, magnifiques. L'on en a pris plein les yeux : c'est un début. Heureusement, il n’y a pas eu d’after.

Bonnes l'étaient également les quelques donzelles aperçues au centre-ville. Tenue moulante, maquillage agressif, des pétasses sans nul doute, car, du reste, le doute n'est plus permis, et, du reste encore, cela ne retire rien à leurs jolies fesses.

J'ai, par ailleurs, ce soir – j'adore, mon poulet, ces ruptures, hum, de rythme - aidé un ancien camarade du lycée à rédiger un mail à sa future promise et hypothétique dulcinée ; il s'est donné pour objectif de la  pénétrer au plus vite. “Une planche à pain” selon ses propres termes, j’ai donc opté pour le style formel par mesure de compensation.

Plus tôt dans la soirée, sur les coups improbables de 21h35, j'ai commencé un Hitchcock, intitulé la Main au Collet. Ça ressemble à la Main au Panier - il y a préparation du coup et le type entre par derrière - mais c’est moins trash, plus clean, plus Hitchcock, moins Dorcel.

Ce soir, je le concède, j'ai été relativement vulgaire. Lucide et (quelque) peu honteux, j'en prends note avec toute la vigilance qui s'impose. Je ne peux pour autant m’empêcher de blâmer mes frétillantes hormones.

Pour finir, une petite pépite, relevée dans la newsletter de Psychologies Magazine, à laquelle tout névrosé digne de ce nom se doit d'être abonné. It reads as follows:
« DON DE SPERME Pourquoi est-ce si difficile ? Filiation, sexualité, morale... Ce don se heurte en effet à de nombreux freins. » Et l'on reparle de la rupture...

Je t'embrasse bien fort, mon petit blog.



johnsmith



Thursday, October 23, 2008

Amorce d'ébauche (tuée dans l'oeuf)

Chers amis, il est 23h46 et j'interromps mon absorption dans le lichen pour te remplir, toi, gentille feuille, veinarde... Jugeant de cette entrée en matière, les ceusses à qui l’allusion aura fait sens – il y a donc des gens d'esprit qui me lisent ? – m’assimileront sans doute à un pervers. “On tient le futur Dutrou(x)” s’exclameront-ils. Qu’ils se rassurent : j’ai d’autres cordes et mon arc est très souple. Si la perversion est une facette relativement développée et, pour être franc, pas tout à fait assumée de ma personnalité, celle-ci ne peut se borner à cet aspect bestial et primitif, qui viserait à remplir chaque orifice se présentant sous mon nez – notez le symbolisme. Comme tout un chacun, j’ai ma dose d’impuissance.

Il est désormais 9h43. Près de 36 heures plus tard, je viens de relire mon introduction et ma foi, la trouvant non sans charme, j'ai décidé d'en faire le corps de cet article. Par corps j'entends naturellement cœur et je vous laisse décider si cette phrase était utile.

Sur ce, je retourne m'absorber dans la crise financière et la fusion Viscaya-Argentaria, parce que, pardon, mais j'ai besoin d'air !!!!

À bientôt les p'tits monstres.